Les belles dames ont dansé sur la grève, ce matin, y laissant une empreinte étrange, de varech et de larmes, un mélange de chants et d'eau salée qui se sont évaporés quand le soleil s'est levé.
Les belles dames ont disparu comme un songe d'été, ne laissant sur la plage que des images de passage, une odeur sauvage, le sourire d'un mirage.
Les belles dames ont envoyé un baiser évanescent vers votre visage, lorsque vous dormiez au plus profond du noir.
Et la ténèbre qui dévore les a englouties dans son sillage, laissant rires et chants s'envoler au vent.
Mais il était déja trop tard.
Les belles dames ont chanté, les belles dames ont dansé, leurs yeux ont brillé de mille étoiles. Elles ont semé des rêves au gré de la brise qui se lève, elles ont semé l'espoir.
Les belles dames sont passées, illusions furtives, pavant le sol de pierres rouges fragiles, de fleurs graciles et de ruisseaux limpides.
Les belles dames ont posé sur votre table de chevet une étoile, une nuée, le souffle d'un rêve envolé. Elles vous ont donné une lumière étrange, flamme d'une bougie, sourire d'un ange, qui vous accompagnera toujours. Les belles dames vous ont donné l'amour.
Vous m'manquez tant
Que j'écoute le souffle du vent
Je m'sens si seule
Que j'écoute everything...