Une étoile filante. Une larme de cristal.

Une étoile filante. Une larme de cristal.
Je t'ai aimé.

Je t'aime encore.

Michael , promets-moi, qu'on se retrouvera tous à Neverland . Et si les étoiles meurent. Si même les étoiles meurent... Alors les larmes coulent sur les joues des belles dames . Promets-moi de ne plus jamais me laisser seule, plus maintenant. Tu vois, c'est comme un vide, qui prendrait toute la place. J'ai mal de Toi. Sans rien connaître, bon dieu. Je ne peux pas y croire...

Une flamme qui s'éteint, une autre qui se rallume. Des perles de cristal retenues trop longtemps.Ce n'est pas comme si je perdais ma vie; c'est à la fois mieux et pire.
Michael, promets-moi de ne plus mourir. Parce que si tu meurs, je les tuerai. Promets-moi de ne plus jamais. Promets-moi qu'on se parlera, à Neverland. Que tu seras Peter , l'enfant d'un jour que toutes les Wendy recherchent. Promets-moi que je ne souffrirai plus. Promets-moi de ne pas me laisser grandir, Michael.

Je pensais qu'on ne pouvait pas veiller sur les étoiles. Et comment je fais, maintenant, pour veiller sur toi? Tu as filé dans le ciel, bon dieux, aussi vite qu'une comète. Je n'ai pas eu le temps... Michael, promets-moi d'être heureux. Promets-moi de réaliser tes foutus rêves, sans quoi je viendrai les électrocuter moi-même, pour qu'ils parviennent de nouveau à s'envoler.
Et de quelle couleur est le ciel? Tu te figures que je vais regarder le ciel bleu, maintenant que tu n'es plus là ? Tout s'est lessivé, les couleurs sont parties à l'essorage. Oui, je parviens à me contenir mais tout est si désespérément gris. Je ne réalise pas.
Je ne réalise pas, bon dieux.

Même les étoiles meurent un jour. Tu vois, tu étais mon étoile. Et je fais comment, maintenant? La lune même n'avait pas ton éclat. Il pleut sur mon visage, les nuages ont crevé. Des embruns iodés me fouettent le sang. Je veux croire que tu ne partiras plus, maintenant. Tu es toujours là, pas vrai? Promets-moi. Promets-moi.
Parce que, tu vois, j'ai besoin de toi pour vivre, tout simplement.

On se retrouvera à Neverland, hein, Peter? Je ne grandirai plus. C'est bien ce que tu voulais? Reviens me voir souvent, promets. Même si tu ne viens pas, Peter. Tu vois, je t'attendrai toujours. Moi, je reviendrai, un jour. Alors, attends-moi. Cela prendra le temps, mais je jure que je reviendrai. C'est aussi un peu ma faute, après tout.

Tu es parti trop tôt. Alors brille encore longtemps. Je te vois, d'en bas, tu sais, mais tu t'es envolé si loin dans l'éther que je ne peux plus te toucher.

Je t'aimerai encore...
# Posté le lundi 29 juin 2009 12:57

Etoile.

Etoile.
Je n'aime pas que l'on me dérange. Je n'aime pas déranger les autres. On m'a dit d'en parler; il paraît que j'en parle bien. Ainsi soit-il.

C
e n'est même plus un désir, mais juste un besoin, d'apercevoir les chimères impalpables qui peuplent ma vie. C'est plus qu'une envie que la nuit vienne, c'est une cure d'étoiles chaque jour. Ce n'est pas seulement le coeur qui bondit dans la poitrine, et le regard qui se trouble, c'est une envie d'y rester pour toujours. Il semblerait que j'aie donné mon âme au diable pour cela, tout simplement. Soit, je la lui abandonne de bon coeur, lors que mes pensées s'envolent. C'est un exploit, je le pense, de ne pas y penser durant une journée entière, du lever au coucher. Ensuite, advienne que pourra, n'est-ce pas? Je ne suis pas responsable de mes rêves. Puis, toutes les petites phrases assassines que l'on peut entendre au détour d'un couloir, au cours de la journée. Mais les sourires, aussi. Le courage qui vous soutient. Alors même que c'est désespéré, mais le terme est sans doute un peu fort. Je dirais plutôt inutile, inutile de se pencher à la fenêtre en ce beau jour ensoleillé, où l'on sait pertinemment que la nuit n'est pas encore là. Et compenser l'absence des mirages, s'inventer des âmes illusoires qui rendent un semblant de sourire sur mes lèvres. Ne pas savoir pourquoi, par ailleurs. Je vous en pose, des questions? Non, je ne sais tout simplement pas. Cela ne me gêne plus. Comme si j'avais la certitude que ce n'est plus une probabilité, mais un avenir. Ah, l'espoir. Que serait-on sans l'espoir?

Puis, envoy
er de la lumière, de la chaleur vers les étoiles, aussi fort que l'on peut. Fermer les yeux, se concentrer, se demander si elles la recevront. Est-ce un crime de les voir dès lors que mes yeux se ferment? Voir le soleil se coucher lentement, et y penser. Rêvasser, accoudée à la fenêtre. Penser à la seine. Y penser encore. Sentir un effluve enchanteur qui embrume les sens. Une de plus. Dieux. Il y en a qui se piquent, d'autres qui boivent, d'autres qui fument. Chacun est drogué à sa manière, me direz-vous. Moi aussi, sans doute. Quelque part.

Je c
rois que je ferais n'importe quoi pour les retenir, ces étoiles. Mêmes si ce sont des étoiles filantes, après tout. Des étoiles fuyantes, oui. Quand je me couche, chaque soir, j'ai une pensée pour elles. Etoiles d'infini, promesses de meilleurs jours. Tout simplement, veiller sur elles. S'inquiéter quand elles ne sont pas au rendez-vous, se sentir heureuse quand elles passent fugitivement dans mon champ de vision. Les voir partout, ou du moins le croire.

Que dir
e sur ces étoiles? Oui, elles ne sont pas parfaites. Sans doute ne brillent-elles pas assez, et leur couleur n'est pas totalement pure. Bien sûr que je le vois. Et ? Ce n'est pas pour cela que je les en aimerai moins; au contraire. Il faut savoir s'en approcher. Bien, je me fabriquerai des ailes, à l'instar de Dédale. Pourquoi pas, dans un monde où tout devient possible? J'attendrai qu'elles veuillent bien lancer un bref rayon dans ma direction, et je le transformerai en énergie, celle-là même qui me fait rayonner, m'occuper des elfines et des enfants perdus. Le soleil ne m'a jamais suffi, il est bien trop violent. Mes étoiles sont discrètes mais je peux les observer sans risquer de me brûler les yeux. Un jour, moi aussi, je deviendrai une étoile, ou l'ange d'une étoile, pour veiller sur elle comme je voudrais pouvoir le faire, pour l'éternité. Je l'attendrai. Parce que, malgré tout ce que l'on peut en dire, je l'aime, cette étoile. Je l'aime plus que mille soleils.


[*]

[Autant boire le calice jusqu la lie.]
# Posté le mercredi 17 juin 2009 15:06
Modifié le samedi 04 juillet 2009 19:40

Théatre, shit et réflexions.

Théatre, shit et réflexions.
Ubu Roi. Comédie Française.
Comme d
es mots qui se bousculent encore, qui sortent au hasard, un peu vulgaires sans doute, dans une mise en scène osée. Oui, un peu de trop, parfois, dans leur ton, dans leur actions. Un peu de trop et pourtant le rire s'échappe, cristallin, de mes lèvres hésitantes. Un peu de regret, sans doute, de n'avoir pu suivre l'action comme cela aurait pu se faire. Dommage. Un peu d'inattention, le regard qui dévie légèrement, très légèrement, vers la gauche avant de se reposer sur les personnages, pétillant. Oublier tout dans la trame de l'histoire, prendre juste, parfois, un peu de recul et en sourire. Voir du coin de l'oeil le détail qui échappera à tout le monde, et rire, encore. Joie exubérante qui se manifeste.
Applaudir, dans le noir, les mains qui battent convulsivement, sourire aux acteurs tout en sachant parfaitement, farpaitement, que cela sera inutile, encore. Ne pas s'en soucier. Applaudissements dans lesquels s'unissent tous les spectateurs pour ne former qu'une seule entité. Puis, sortir, passer devant un miroir. Le regard qui dévie, très légèrement, vers la droite, qui aperçoit untail malvenu, qui s'horrifie. Lentement, très lentement, se tourner vers le reflet qui nous fait face, replacer une bretelle insouciante qui a cru le moment venu pour se laisser choir le long du bras. Relever les yeux; la chimère est passée, une main dans les cheveux. Attendre, descendre, sortir dans la chaleur du samedi après-midi. Le regard perdu, qui cherche, puis qui trouve. Soulagement. Un au revoir à peine esquissé, des ailes qui poussent aux pieds, s'envoler le long de la rue, toujours plus loin. Tantôt nonchalante, tantôt étonnée, tantôt joyeuse, tout simplement. Et toujours ce regard qui dévie, vers l'autre bout, là. L'impression d'être proche, finalement.

Pu
is, plus rien. Se sentir triste, écouter de la musique, à fond. Celle qui nous emporte. Réfléchir. Sourire, timidement. Songer aux bons moments, retrouver l'amitié. Puis le soir, la fumée, les gens. Ne pas connaître tous ces visages, mais danser, tout simplement, dans la poussière et les chants. Se laisser porter, onduler au rythme de la mélodie qui s'égrène. La tête lourde, enfumée de vapeurs. Respirer l'odeur d'une cigarette, enfin. Soulagement, puis la routine, qui reprend. L'herbe qui imprègne les cheveux, les vêtements. Sentir Son odeur, Son parfum, partout. Et l'herbe. Voir Sa silhouette, partout. La vision qui se trouble un peu. Chercher à respirer cette odeur, une autre fois. Une autre, une autre, encore une autre. Est-ce que mon odorat se dérègle? Ne plus trop savoir ce que l'on fait, juste, danser, s'asseoir dans l'herbe et penser aux étoiles. Escalader un grillage, voir les gens s'enfuir, ne pas avoir peur. Danser, toujours, au milieu de ceux qui allument les braises rougeoyantes de la folie. Essayer de conserver ses esprits. Sentir, encore, encore, ecnore, cette odeur piquante, qui prend à la gorge. S'y habituer presque. Et toujours ce parfum, qui flotte, comme en suspension dans l'air. Vouloir savoir d'où il vient. Où sont mes étoiles?

Rentrer au milieu des rires et de la fumée, en silence. Penser. Allongée sur le sol, ne rien dire, la tête lourde, sortir pour se changer les idées. Le ciel est noir. Il y a des étoiles... Courir, par terre, parler. Parler des étoiles, encore et encore. Espérer les étoiles, de tout son coeur. Sourire aux enfants qui nous tendent les bras. Chaud. Chaud. Et tard. Envie de parler, de penser, toujours. Que cela ne s'arrête plus. Plus. Et rentrer. Stars in my mind. Voilà. Pousser la porte, les fruits, les gâteaux à la châtaigne. La chaleur d'un traversin, late sur l'oreiller, les yeux qui se ferment. Etoiles. Je vais rêver d'étoiles.



*



Car les astres se rencontrent à Neverland.



[Comment se sentir vivante, vraiment. D'un regard, de quelques paroles. D'un parfum, d'un air embarrassé, d'un hochement de tête. D'un sourire. Sentir le réel près de soi. Etre certaine que tout ira bien. Je le savais. Je ne sais pas pourquoi, mais je le savais. Une étoile, qui brille. Elle n'est plus si loin.]




"If I could kiss you now
Oh I'd kiss you now again and again
'Til I don't know where I begin
And where you end..."
Juste, Merci.

# Posté le lundi 08 juin 2009 15:31
Modifié le jeudi 25 juin 2009 06:16

Happy birthday to you

Happy birthday to you
Aujourd'hui est un jour très spécial.




Les belles dames ont dansé sur la gve, ce matin, y laissant une empreinte étrange, de varech et de larmes, un lange de chants et d'eau salée qui se sont évaporés quand le soleil s'est levé.
L
es belles dames ont disparu comme un songe dté, ne laissant sur la plage que des images de passage, une odeur sauvage, le sourire d'un mirage.
L
es belles dames ont envoyé un baiser évanescent vers votre visage, lorsque vous dormiez au plus profond du noir.
E
t la ténèbre qui dévore les a englouties dans son sillage, laissant rires et chants s'envoler au vent.
Mais il était déja trop tard.

L
es belles dames ont chanté, les belles dames ont dansé, leurs yeux ont brillé de mille étoiles. Elles ont se des rêves au gré de la brise qui se ve, elles ont semé l'espoir.
L
es belles dames sont passées, illusions furtives, pavant le sol de pierres rouges fragiles, de fleurs graciles et de ruisseaux limpides.

Les belles dames ont posur votre table de chevet une étoile, une ne, le souffle d'un rêve envolé. Elles vous ont donné une lumière étrange, flamme d'une bougie, sourire d'un ange, qui vous accompagnera toujours. Les belles dames vous ont donné l'amour.










Je ne suis pas une belle dame, pas même une petite fée ou un lutin malicieux. Je ne suis qu'humaine, oiseau à mes heures perdues. Pourtant, à l'instar des reines des cieux, j'aimerais vous rendre heureux... Je pourrais m'envoler jusqu'aux confins de l'univers. Donnez-moi un rêve, et je vous le réaliserai. Donnez-moi un désir, que je le cristallise. Donnez-moi une histoire, je réveille sa mémoire.

Rien n'est impossible au rêveur de fées. Feel, like your dreams are. Stars in my mind.



[Dites-moi comment c'est, là-bas, sur les quais...]


******************************************************************


Je m'sens si seule,
Vous m'manquez tant
Que j'écoute le souffle du vent

Vous m'manquez tant
Je m'sens si seule
Que j'écoute everything...

Que j'écoute everything... *
# Posté le jeudi 30 avril 2009 13:11
Modifié le mercredi 10 juin 2009 09:52

Hypnotique.

Hypnotique.
Oh, girl, where am I ?
I feel lost.

O
h, girl, give me the sun, a last time, give me the stars in the eyes, give me a child's soul. Oh, girl, I hope so.
Never let me down, again. D'you wanna hear my dreams, d'you wanna read my books, d'you wanna understand who I am ? Here. I.

N
everlandin". Everythin's mixin' in my mind.

Someone, something, just like it can be. I'll fly across the street, I'll shout to the sun, we'll go to Stonecliff. Now, what should I say? I don't feel bad. I just Feel. Is it this, happiness?

Let me go away with my dreams. Let me Become, cause I'm a Human Becoming.

S
tars in my mind, I think...


# Posté le samedi 25 avril 2009 08:51
Modifié le mardi 26 mai 2009 14:05